Des ressources en eau inégalement réparties et inégalement utilisées

          Si notre planète est appelée planète bleue c’est qu’elle est constituée à 70% d’eau. L’homme a eu recours à plusieurs moyens pour se l’approprier et a mis en place différents systèmes pour la rendre utile et facile d’accès. L’eau est une ressource vitale mais inégalement répartie, c’est pourquoi, l’homme s’emploie à la rendre disponible à une majorité d’individus. La présence d’eau est essentielle pour la planète Terre Le volume global est gigantesque : l’hydrosphère contient 1400 millions de km³, dont 2.6% seulement d’eau douce, pour l’essentiel stockée dans les inlandsis (nappe de glace et de glaciers) de l’Antarctique et du Groenland.


          L'accès à l'eau potable est très différent suivant les pays. Dans certaines régions de la planète, le pourcentage de personnes qui ont de l'eau potable est très faible.
On a vu que les ressources en eau douce sont très différentes suivant les endroits de la planète.
1 milliard de personnes ont moins de 7 litres d'eau par jour et par habitant : juste de quoi boire et faire cuire un peu d'aliments (ex : Pour l’Afrique, Moyen-Orient).
Les organismes qui veulent aider ces pays ont calculé qu'il faudrait au moins 50 litres par jour et par personne pour vivre normalement (nourriture et hygiène).
On estime qu' 1,6 milliard de personnes (ou ¼ de la population) vivent dans des pays où on manque d'eau (largement en dessous des 50 litres). Un européen consomme en moyenne 200 litres d'eau par jour, un américain 600 litres !
9 pays seulement se partagent les 60 % de réserve d'eau potable de la planète.
6 millions de personnes meurent chaque année à cause de l'eau (pénurie ou maladies transmises par l'eau).
Cela s'aggrave ! Il faut économiser l'eau, il faudrait pouvoir partager l'eau disponible sur la terre car un quart de la population mondiale, souffrent de graves pénuries d’eau potable.

          Si la quantité globale d’eau douce disponible chaque année sur l’ensemble de la planète est importante, localement les situations sont très contrastées car l’eau douce est répartie de manière très inégale sur notre globe. Dans certaines régions, l’eau coule d’abondance, pour le régal des riverains, dans d’autres cependant la sécheresse domine. L’abondance de l’eau dépend également des climats. Le bilan Hydrique fait apparaître d’importantes différences entre les principaux domaines climatiques. Les régions arides et semi-arides no reçoivent que 6% des précipitations et il ne s’y forme que 2% de l’écoulement des eau à la surface de la planète. Les régions tempérées humides (45 %).
Dans une région donnée du globe, l’eau disponible en terme de flux dépend du bilan entre les quantités d’eau précipitées et les quantités d’eau évaporées, la différence entre les deux représentant l’écoulement. Ce facteur est essentiel pour comprendre la répartition de l’eau sur les différents continents. Il n’est pas le seul : le régime des pluies l’est également. Les régions qui manquent le plus cruellement d’eau sont situées le long des tropiques. Ce sont les régions arides des grands déserts chauds de l’Afrique du Nord et du Sud, de l’Australie et du Moyen-Orient qui couvrent 31% des terres émergées de la planète. Le bilan hydrique annuel de ces contrées est négatif car l’évaporation y est très forte et les précipitations exceptionnelles. D’autres régions encore ont des bilans négatifs, notamment au centre du continent eurasiatique où les précipitations sont faibles en hiver et l’évaporation forte en été.
Toutes les autres régions du globe ont des bilans annuels positifs, même si les rythmes saisonniers sont très différents de l'une à l’autre et que l’apport d’eau ne se fait donc pas de manière identique. Les régions les plus favorisées sont les régions tempérées et intertropicales.
L’accès à l’eau douce n’est donc pas équitable. En cas de déficit saisonnier, les pays au bilan hydrique annuel positif peuvent en effet toujours avoir recours de façon temporaire à leurs réserves, et en particulier à leurs réserves souterraines. En revanche, dans les régions au bilan hydrique annuel déficitaire, le recours aux réserves ne peut conduire qu'à leur épuisement à plus ou moins long terme puisque celles-ci ne peuvent se reconstituer.
Or cette situation pourrait encore s’aggraver car les déserts s’étendent : selon une estimation des Nations Unies, 40% des terres émergées du globe seraient touchées aujourd’hui par ce phénomène de désertification




           Seulement la moitié de l'eau contenue dans les nappes souterraines est utilisable par l'homme.
L'eau douce est très inégalement distribuée. Certaines régions bénéficient d'excédents considérables, c'est le cas par exemple du Canada, du Chili, de la Nouvelle-Zélande ou de la Norvège. D'autres, au contraire, souffrent de pénuries chaque année plus graves, c'est le cas des pays du Maghreb, du Golfe ou de l'Asie Centrale. Ces régions vulnérables, souvent situées dans les pays en voie de développement, sont d'autant plus exposées que la croissance rapide de la population créée. Il y a donc, sur les ressources en eau, une pression supplémentaire.

a)La répartition de l’eau entre les états.

          En 2009, des ministres de 120 pays, avec des scientifiques et des militants écologistes, ont participé à Istanbul au Forum mondial de l'eau pour étudier les moyens de prévenir une crise de l'eau qui, selon l’ONU et le Conseil mondial de l'eau, affectera près de la moitié de la population mondiale d’ici 2030.
L'eau recouvre les trois-quarts de notre planète et pourtant elle manque à certains peuples et à certaines régions du monde. La répartition géographique de l'eau est très inégale. Certains pays sont particulièrement riches en eau comme le Brésil ou l'Inde alors que d'autres en sont pauvres comme Malte ou la Jordanie.

1 9 pays se partagent la ressource en eau douce du monde. L'eau est inégalement répartie entre les pays, certains sont des "puissances de l'eau" comme les qualifient les Nations Unies, tandis que d'autres sont en manque chronique d'eau et connaissent de grandes périodes de sécheresse.

Une dizaine de pays seulement, se partagent les 2/3 de la ressource en eau ! Un rapport des Nations Unies a établi que 9 pays (le Brésil, la Colombie, la Russie, l'Inde, le Canada, les États-Unis, l'Indonésie, le Congo et la Chine) se partagent 60 % du débit annuelle mondiale de l'eau.

b) La répartition de l’eau entre les secteurs.

          La distribution se fait, dans la plupart des régions du monde, de la façon suivante:

- 70% pour l’agriculture : riz, maïs, blé, etc., il faut par exemple 1000 tonnes d’eau pour 1 tonne de céréales.

- 22% pour l’industrie : même si dans de nombreux secteurs l’eau est recyclée plus de 28 fois, la consommation reste élevée; par exemple, il faut de 10.000 à 20.000 litres d’eau pour construire une voiture.

-8 % pour les ménages. (39% pour la toilette, 20% pour les WC, 12% le linge, 10% la vaisselle, 6% le jardin et la voiture, 6% pour la cuisine, 1% pour la boisson, 6% divers).

Mais cette consommation n’est pas la même selon les régions : de quelques litres par jour dans les régions rurales en Afrique à plus de 295 litres par jour aux USA et 129 l/jour en Allemagne.




         On l’a déjà vue, ainsi Certains pays vivent pratiquement dans l’eau tandis que d’autres se battent pour fournir cette même ressource a leurs habitants.
L’eau est rare et inégalement répartie dans le temps et l’espace, est indispensable pour toute utilisation industrielle, agricole ou urbaine, car il favorise le développement économique et social, en plus d’être fondamental à la vie de l’homme et de tous les écosystèmes.
La pénurie d’eau sur la planète à cause du réchauffement de la planète, l’industrialisation rapide des économies au cours du XXe siècle, la croissance démographique excessive, expansion non planifiée des villes, à la perception erronée que l’eau est une ressource infinie, si précieux, et d’inefficacité dans la fourniture et la répartition de l’eau entre les utilisateurs.
Dans ces circonstances, de nombreuses régions ont atteint la limite d’utilisation de l’eau, qui les a amenés à exploiter de surface et les ressources en eau souterraine, créant un fort impact sur l’environnement.
         Comme exemple pour bien comprendre l’inégalité de la répartition de l’eau et de son usage, nous étudierons l’analyse de Jean-Marc Fournier avec l’exemple de Puebla au Mexique.

         Ce qui est présenté comme une pénurie d’eau et qui fait vivre une part importante des habitants dans des situations très contraignantes, est en réalité le résultat d’une absence de projet social fort et de la lutte d’intérêts sociaux divergents.
Réf. : L’eau dans les villes d’Amérique latine : inégalités sociales et concurrences des usages, Jean Marc Fournier, L’Harmattan, Paris, 2001.
Dans les villes d’Amérique latine, les stratégies d’accès à l’eau sont l’objet de nombreuses discussions, négociations et compromis.

          Pour comprendre les enjeux liés à la maîtrise et aux usages de l’eau, il est indispensable de situer son regard au niveau des quartiers, voire des logements. Ainsi, dans les quartiers périphériques, construits sans l’accord officiel des autorités, la création d’associations de voisinage pour l’obtention de l’eau est une nécessité – étant entendu que la qualité de cette eau laissera à désirer –, ce qui donne lieu au déploiement de stratégies très variées dans l’accès à l’eau et la défense de droits sectorisés. Stratégies d’accès au logement, et à la propriété d’une part, stratégies d’accès à l’eau et incorporation à la société urbaine d’autre part, répondent donc à une même démarche sociale.
La symbolique de la réussite sociale suit de près les canalisations d’eau, les quartiers périphériques, quoique plus fermement stigmatisés qu’avant et en appauvrissement croissant, étant désormais perçus comme un marchepied vers la reconnaissance sociale et la revalorisation d’un statut de citadin de second ordre. Et puis, il est encore préférable d’être citadin que d’être paysan. L’idée de considérer ces nouvelles formes d’habitat comme une « solution » aux dérégulations sociales, plutôt que comme un « problème », est d’ailleurs admise depuis longtemps par les autorités publiques qui n’interviennent pratiquement plus sur l’organisation et la socialisation des populations de ces quartiers. Pourtant, par le biais de la théorie de la « participation populaire », qui a émergé dans les années 90 et consiste pour les municipalités à contrôler les populations déclassées (par le jeu des subventions et le soutien technique aux projets d’aménagement des quartiers, même si le financement et la réalisation des travaux restent souvent à la charge des quartiers), les autorités publiques réinvestissent quelque peu les quartiers périphériques. Les démarches visant à installer des réseaux d’eau dans les quartiers pauvres peuvent ainsi faire l’objet de négociations et devenir par exemple un enjeu clientéliste en vue d’élections à venir. Cette politique des autorités municipales est souvent menée avec succès étant donné les luttes et les divisions internes aux quartiers périphériques, du moins le peu de liens de solidarité dans les zones de forte mixité sociale.
L’étude de Jean Marc Fournier porte notamment sur la municipalité de Puebla au Mexique,

          où les autorités reconnaissent officiellement les quartiers périphériques issus de l’urbanisation des ejidos (terre inaliénable, tenue par un paysan qui se trouve ainsi tenu par elle, qui ne pouvait à l’origine être incorporée dans les terrains urbains que par décret présidentiel) et y développent ainsi un service public d’eau minimum. De fait, l’urbanisation des ejidos s’est institutionnalisée dès les années 1970. Or, précise J.M. Fournier, « le retard accumulé dans les investissements d’extension des réseaux d’eau ne pouvait être résorbé sans décalage par rapport au discours de reconnaissance de ces périphéries. Ce retard existe toujours ». La municipalité sépare ainsi l’espace urbain en « ville légale » et en « ville illégale » et de cette distinction arbitraire découle l’accès aux services publics. L’analyse de ces pratiques et de ces constructions urbaines peut être, à des degrés divers et selon des subtilités variées, étendue à une grande partie des villes mexicaines et vénézuéliennes.
Officiellement, l’eau du réseau municipal de Puebla n’est pas potable.

          Un traitement minimum au chlore est assuré immédiatement après extraction, et malgré les contre indications des autorités, les habitants du quartier historique boivent cette eau. Cet état de fait un peu surprenant fait le bonheur de quatre entreprises qui se partagent le marché de l’eau embouteillée dont le conditionnement laisse souvent à désirer, avec des prix qui varient du simple au double.
Devant les inégalités de traitement par la municipalité dans l’accès à l’eau et les problèmes de santé qui s’ensuivent, les méthodes de protestation sont très variables et font la part belle aux femmes dont l’eau constitue la matière première du travail domestique quotidien. Il arrive fréquemment qu’elles décident de bloquer une artère de circulation importante de la ville, et vont parfois jusqu’à immobiliser les camions citernes qui distribuent l’eau extraite des forages extra-urbains, pour être ensuite embouteillée.
« Actuellement, conclut J.M. Fournier, tout le monde s’accorde à dire que le manque d’eau est l’une des difficultés auxquelles les villes en développement vont être confrontées. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un manque d’eau au sens strict, mais d’une distribution inégale et d’une gestion à court terme. Ce qui est présenté comme une pénurie et qui fait vivre une part importante des habitants dans des situations très contraignantes, est en réalité le résultat d’une absence de projet social fort et d’intérêts sociaux divergents ».

          Au-delà de son inégale répartition et de sa quantité limitée, l’eau est un bien précieux vital pour l’homme, qu’il est nécessaire d’exploiter et de préserver au mieux. Il est donc important que les générations actuelles éduquent les générations futures pour leur faire prendre conscience de la rareté et de la valeur de cet élément. L’eau est donc une ressource à laquelle il faut prêter la plus grande attention car son utilisation abusive peut entraîner des conflits, des guerres qui peuvent êtres évitées si l'homme changeait de  mentalité, si les états se réunissent pour avoir la meilleure répartition de l'eau possible sur terre.

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