La pollution de l'eau

          La pollution des ressources en eau :
 
-Ce sont les rejets vers les fleuves et les zones côtières en particulier, mais aussi les sols et par infiltration les nappes souterraines.

          La pollution agricole est une pollution diffuse. Les pesticides utilisés pour le traitement des cultures sont également une source de dégradation de la qualité des ressources en eau.
Les eaux usées domestiques regroupent les eaux « ménagères » (cuisine, salle de bain) pour 2/3 et les « eaux vannes » (WC).
Elles contiennent essentiellement des matières organiques (graisses, urines, fèces, germes), des savons et détergents.
Les rejets industriels sont d’une grande diversité selon l’utilisation qui est faite de l’eau au cours de processus industriel. Parmi les industries les plus polluantes, on peut  citer les industries agroalimentaires tel que Nestlé ou bien Danone, les industries de  papeteries tel que : Sequana Capital, les industries de chimie tel que : Total, les industries de traitement de surface les industries de cuir.
Toutefois depuis 10 ans, sous l’impulsion des actions volontaristes menées par les agences de l’eau, des efforts considérables ont été accomplis par les industries pour limiter les pollutions industrielles. Par exemple, sur le bassin Adour-Garonne, les rejets de déchets toxiques ont diminué de 23% de 1975 à 1990 et de 53% de 1991 à 1998.
Il faut savoir qu’un bassin versant est l’ensemble d’un territoire dont l’eau ruisselle dans le sens de la pente vers un même exutoire commun.


         Les conséquences écologiques de la pollution se traduisent par la dégradation des écosystèmes aquatiques. Lorsque l’apport de substances est trop important, la capacité auto épuratoire est saturée (action des bactéries autochtones, c’est-à-dire les bactéries déjà présentent dans ce milieu en particulier, donc ce sont les bactéries déjà présentent dans l’eau, ces bactéries sont consommatrices d’oxygène. La dégradation des pollutions organiques provoque une chute des teneurs en oxygène dissous dans le milieu avec des conséquences très graves pour la faune. Par ailleurs, les organismes aquatiques ont la faculté d’ingérer et de concentrer de grandes quantités de toxiques (métaux).
Ces pollutions toxiques, le plus souvent non visible tout de suite, en sont d’autant plus dangereuses.
Les barrages enfin, sont des obstacles pour la remontée des poissons migrateurs comme : le saumon, la truite de mer, les aloses, les lamproies et l’esturgeon. Ils naissent en eau douce, rejoignent la mer pour grandir et reviennent en rivière pour se reproduire. Et les lâchés des sédiments et des matières organique retenus entraînent vers l’aval leur cortège de bactéries consommatrice d’oxygène.
L’eutrophisation, qui est la modification et la dégradation d'un milieu aquatique, lié à un apport excessif d’azote (l’agriculture essentiellement) et de phosphore (rejet urbain essentiellement) se traduit par une prolifération d’algues qui nuisent à la faune aquatique, peuvent rendre la baignade dangereuse et perturbent la production d’eau potable.
En France et dans l’ensemble des pays développés, les risques sont éliminés par la traitement de l’au destinée à la consommation humaine.
En France, depuis la loi de 1964, les politiques de protection des ressources ont permis de réduire les nuisances : baisse de 62% pour les rejets de matières toxiques et de 38% pour les rejets de matières oxydables entre 1976 et 1991.
Certains phénomène naturels peuvent également y contribuer, par exemple le contact de l’eau avec les gisements minéraux peut par érosion ou dissolution engendrer des concentrations inhabituelles en métaux lourd (arsenic, mercure)
Des éruptions volcaniques, des épanchements sous-marin d’hydrocarbure, c’est-à-dire un composé organique contenant exclusivement des atomes de carbones et d’hydrogènes peuvent aussi être à l’origine de pollutions.

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